Festival du Cinéma Brésilien de Paris : nos suggestions

Festival du Cinéma Brésilien de Paris : nos suggestions

Le temps gris et le vent frisquet vous minent le moral ? À vous qui rêvez désespérément de l’été, la 18e édition du Festival du cinéma brésilien de Paris propose fictions, documentaires, films jeune public, une exposition d’illustrations et un concert, le tout en présence d’une trentaine d’invités. On vous donne donc rendez-vous du 5 au 12 avril prochains à L’Arlequin. De quoi vous réchauffer le cœur avant l’arrivée des beaux jours.

En ouverture, vous devez voir le fascinant long métrage Nise, le cœur de la folie (Nise, o coração da loucura) du réalisateur Roberto Berliner, qui raconte la vie de la psychiatre Nise da Silveira, élève de Carl Jung, à l’origine d’une véritable révolution dans les années 1940, alors qu’elle traite ses patients schizophrènes avec l’art, plutôt qu’en leur faisant subir électrochocs et lobotomie. Inspirant.

Autre personnage qui brise les carcans que lui impose la société, Iremar prépare les taureaux pour les vaquejadas, les rodéos traditionnels. Mais c’est le métier de designer de mode qui fait rêver le jeune homme. Le Boi Neon de Gabriel Mascaro a notamment remporté le Prix spécial de la section Orizzonti à la Mostra de Venise, une Mention honorable du jury au Festival de Toronto et quatre prix au Festival de Rio en 2015. Un must.

Sous les pavés du port de Rio de Janeiro, des ossements et des vestiges de milliers d’esclaves, débarqués au Brésil entre le 16e et le 19e siècle, ont été découverts. Depuis, des archéologues, des historiens et des avocats se battent pour faire reconnaître au gouvernement ces crimes horribles, longtemps gardés sous silence. Leur combat est raconté par la cinéaste Angèle Berland dans le documentaire Noir Brésil.

Sur une note beaucoup plus légère, faites connaissance avec une famille atteinte d’un mal bien curieux dans La Famille Dionti d’Alan Minas. Deux adolescents vivent avec leur père depuis que leur mère a… fondu, puis s’est évaporée, victime d’une overdose d’amour. Lorsque le plus jeune connaît ses premiers émois amoureux, il commence lui aussi à transpirer, transpirer, transpirer… Une œuvre inventive et sensible.

Toujours à L’Arlequin, vous pourrez admirer les aquarelles colorées de l’illustratrice franco-brésilienne Johanna Thomé de Souza, qui raconte la plage, la danse, la diversité culturelle, mais également la violence et les inégalités à Rio de Janeiro. L’expo marque le lancement du bouquin Rio Nosso, que l’artiste a coécrit avec Camille Lebon.

Livre Rio Nosso de Camille Lebon et Johanna Thomé de Souza

En clôture de cette 18e édition, allez vous trémousser sur la musique de Teresa Cristina, une figure emblématique de la samba, qui se produira pour une rare fois en Europe. La populaire chanteuse reprendra sur scène les classiques du compositeur Cartola, une légende de la musique brésilienne, en plus d’offrir un duo avec le rappeur Criolo.

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Toutes les infos : festivaldecinemabresilienparis.com

 

– Texte de Karine Tessier –

Karine

Karine

Collaboratrice montréalaise de Jeans & Stilettos
Rédac en chef du webzine "Fragments Urbains". Journaliste/sous-titreuse/interprète. Végétarienne. Passionnée de mode et de football américain et utilisatrice du mot "chocolatine"... Snapchat: karinetessier80

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